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Les racines canadiennes apparaissent dans l’ascendance de Leila Sutherland (1861-1935) :

Sarah Sinclair Bunn (1808-1876), la grand-mère maternelle de Leila Sutherland, est née à York Factory. Ses parents vivaient " à la mode du pays " avant la célébration de leur mariage religieux, en 1820 (le premier mariage anglican de l’Ouest canadien) : le père, Thomas Bunn (1765-1853) venait d'Angleterre et travaillait pour la Compagnie de la Baie d’Hudson ; la mère, Phoebe Sinclair,  était une " sang mêlé ", fille d’un agent de la Compagnie de la Baie d’Hudson  originaire des Orcades et de Margaret Nahovway, d'origine amérindienne de la tribu des Cris des marais… Le Canada est ainsi véritablement une terre ancestrale !

Les trois autres grands-parents de Leila Sutherland étaient encore jeunes lorsqu’ils sont arrivés au Canada, dans les années 1810, en provenance d’Ecosse. Sous l’impulsion de Lord Selkirk, ils ont participé à la colonisation des rives de la Rivière Rouge (près de l’actuel Winnipeg, au Manitoba). Mais à la fin des années 1830, ils ont choisi de se lancer dans une nouvelle aventure en prenant le chemin de l’Iowa.





James Sinclair est l’oncle maternel de Sarah Sinclair Bunn. Les traits de son visage témoignent de ses origines amérindiennes par sa mère, Margaret Nahovway. Cette photographie est conservée aux Archives Provinciales de Colombie britannique à Vancouver. Défenseur des droits des Métis et responsable de convois d’émigrants vers l’Oregon, le nom de James Sinclair est bien connu des historiens de l’Ouest canadien. C’est en sa mémoire qu'a été nommé le mont qui culmine à 2 667 m. le sud de la vallée de la rivière Kootenay, dans les Montagnes rocheuses de Colombie britannique.





L’histoire du mariage de Margaret Sinclair Darling a été publiée dans la Manitoba Morning Free Press du 26 mars 1902. La petite-fille de Nahovway habitait alors… en France !

 

Retour sur une romance de 1848. Une veuve qui s’était mariée à Norway House veut prouver son identité. En 1848, William Sinclair était agent principal de la compagnie de Baie d’Hudson à Norway House, alors connu sous le nom de Rossville. Lorsque le Sixième régiment de Sa Majesté quitta les bords de la rivière Rouge  pour l’Angleterre, il repartit par la baie d’Hudson et passa un certain temps à Norway House ; là, Montague William Darling, adjoint au personnel du commandement général  de l’armée de Sa Majesté, tomba amoureux de la belle Margaret Sinclair, fille de l’agent principal. Le mariage fut célébré avant le départ du navire et Margaret quitta son foyer du Grand Nord pour l’Angleterre. Il semblerait que l’on n’ait plus eu de nouvelles du jeune couple jusqu’à cet hiver, lorsqu’un mot de Margaret Darling, aujourd’hui veuve, arriva à Norway House ; elle demandait la copie de son certificat de mariage pour un dossier ouvert au ministère de la Guerre afin de pouvoir recevoir sa pension de veuve. Sa lettre était datée de Boulogne, en France, et précisait que son mari était mort l’année dernière en Afrique de Sud. Le Rév. J. Semens, Agent indien du district de la rivière Berens, fournit bien le certificat demandé qui mentionne les témoins du mariage :  P. Robertson, chirurgien au Sixième régiment, William Sinclair, agent principal de la Compgnie de la Baie d'Hudson à Norway House et Sophia Mason.  La cérémonie fut célébrée par Rév. William Mason, un des missionnaires que l’on peut compter parmi les braves de l’Église méthodiste.

The story the wedding of Margaret Sinclair Darling was published in the Manitoba Morning Free Press, dated March 26, 1902. Then, the granddaughter of Nahovway lived … in France!

 

A Romance of 1848 Recalled. Widowed Survivor of a Marriage at Norway House. In the year 1848 William Sinclair was chief factor of the Honorable Hudson’s Bay company at Norway House, then known as Rossville. When Her Majesty’s Sixth regiment left the shores of the Red river for England they returned by way of Hudson's Bay and spent some considerable time at Norway House, and there Montague William Darling, deputy commander general to the forces of Her Majesty’s staff, fell in love with pretty Margaret Sinclair, the factor’s daughter. Before the vessel sailed the marriage was solemnized and Margaret left her far northern home for England Nothing seems to have been heard of the young couple until this winter, when word was received at Norway House from Margaret Darling now a widow, asking for a copy of her marriage certificate to file with the war office in order that she might receive her widow’s pension. Her letter was dated from Boulogne, France, and stated that her husband died in South Africa last year. Rev. J. Semens, Indian agent for the Berens rivers district, duly procured the certificate asked for, which shows that the witnesses of the marriage were P. Robertson, surgeon Sixth regiment, William Sinclair, chief factor of the Hudson’s Bay Company at Norway House and Sophia Mason.  The officiating minister was the Rev. William Mason, one of the missionaries who may well be counted among the heroes of the Methodist Church.



" Au Canada, terre de mes aïeux,

les gens de la campagne

Savent pas comme y sont chanceux.

Les rangs et les rivières,

on n'peut les oublier

Y'a rien d'plus beau sur terre

que ce pays carroté ".

"In Canada, land of my ancestors,

 the countryfolk

Don’t know how lucky they are.

The country roadsand the rivers

are unforgettable

Nothing on earth is more beautiful

than these patchwork fields."